20 juin 2008
Le taux de dilution…
Encore une exposition…une surexposition…une autre occasion d’éprouver mon taux de dilution en milieu « agora »… faire face… faire comme si… se mêler à la foule, souriante… dire bonjour à la dame, faire risette au monsieur… prendre cet air dégagé, naturel, faire comme si j’étais à ma place… donner le change et faire la conversation.
Il faut subir les doléances de machin qui trouve que franchement tout ça c’est de la daube et que vraiment nos dirigeants sont des pantins… encore un qui croit avoir inventé l’eau chaude, la philo et la conscience politique à lui tout seul… c’est bien ! T’es gentil machin, je t’accorde le prix Nobel des empêcheurs d’écouter les discours…
Et que dire de ceux qui s’appliquent à ne pas faire de commentaires … comme si en cas de remarques idiotes ou déplacées ils allaient se faire lyncher ou pire passer pour des imbéciles… en même temps, que dire ? Le c’est beau ! C’est joli ! C’est magnifique ! Me mettent mal à l’aise…
Comment parler de légèreté dans cette lourdeur ambiante…
Une partie du public n’y comprend rien… l’autre partie fait semblant…et tout le monde prend cet air satisfait de lui-même, fier comme Bartabas d’être admis dans ce milieu tellement … tellement quoi d’ailleurs ? Sommes-nous au milieu d’un échantillon représentatif… ou dans l’exception culturelle ? Hi !Hi !HIi! Je ris de moi-même ! Qui suis-je pour juger tous ces gens… suis-je si peu sûre de moi qu’il faille que je raille…
Au départ l’idée est toujours belle… échapper au système… créer une émulation… un point de rencontre… un monde parallèle et puis après ? On se fait rattraper par le système… on reconnaît que l’argent à son utilité que si on veut rassembler du monde il faut faire des concessions et que oui, effectivement, on attire pas les mouches avec du vinaigre…bla bla bla, je suis dedans tout en restant dehors et… chacun fait de son mieux … certes ! Mais à condition que ça serve ses intérêts !!! Ne nous voilons pas la face… nous en sommes encore au « môa » d’abord. Mégalomanie et égocentrisme au bord du paroxysme…
Pour trouver sa place, il faudrait savoir à peu près où on veut aller… faire de l’art pour l’art… décorer des maisons, créer de l’émotion ou faire de l’art content pour rien ?
Pour savoir où on veut aller, il faudrait connaître les différentes options… choisir une direction et malgré le passage par la case « études supérieures en Art » on n’a pas encore trouver de système « gps » montrant la bonne voie. Pourtant ce serait pratique : pour le culturel avec un grand C, prendre la première à gauche….pour l’art avec un grand A, continuer tout droit… Vous vous êtes trompés de route, faites demi tour dès que possible vous vous dirigez tout droit vers « le no man’s land du sens »…
Parce qu’elle est peut être là, la direction à prendre…. Donner du sens à ce que l’on fait !
Et si on trouve le « bon sens », quelque soit l’endroit, quelque soit le visiteur, il n’y aurait plus de questions à se poser… on y arriverait… à être partout au bon endroit… à être partout à sa place !!!
A moins que…
« …Capable d’être dans l’incertitude, le mystère et le doute, en oubliant l’exaspérante quête de la vérité et de la raison… voilà l’état d’esprit qui convient… »
John Keats – poète- 1820
19 juin 2008
Le petit interlude musical de la semaine…
Il en va de la chanson POP comme de l’art, il faut aujourd’hui dépasser les limites, déranger, provoquer pour se faire remarquer le tout en restant…. très… consensuel !
Alors ?
Actions ou vérités ?
Faussement déjanté ou sincèrement allumé ?
Humour au second degré ou véritable réflexion sociologique ?
Pur produit de consommation, phénomène de mode ou expression d’un contre-courant possible ?
C’est à chacun de se faire son opinion avec pour seule LIMITE ses propres références
Culturelles…
« Je dépasse aisément toutes les limites quand je commence
Je consomme énormément le but est de ressentir les choses
Alors, je dépasse et j'aime en faire des tonnes, ça irrite
Les braves gens pleins de raison qui respectent les limites
Et je ne rêve pas je sais quand j'arrêterai,
je vais quitter paris,
je sais après je vais payer pour ça
Oui je vais payer pour ça
J'ai dépassé les limites aisément, facilement
Oué je dépasse les limites sans un problème éthique
Et je ne rêve pas je sais quand j'arrêterai
Je vais quitter Paris, je sais après je vais payer pour ça
Je vais payer tout ça
Je vais me retrouver au bagne
Je vais casser des cailloux en Guyane
Et je ne rêve pas je sais quand j'arrêterai
Je vais quitter Paris, je sais après je vais payer
J'ai dépassé les limites aisément largement
Quand je commence, je finis le travail proprement
Je consomme évidemment le plus possible de liquide
Et parfois même du solide bien en chair, bien enrobant
Et je ne rêve pas je sais quand j'arrêterai
Je vais quitter Paris, je sais après je vais payer
Et je ne rêve pas je sais quand j'arrêterai
Je vais quitter Paris, je sais après je vais payer pour ça
Et je ne rêve pas je sais quand j'arrêterai
Je vais quitter Paris, je sais après je vais payer pour ça
Ho je vais payer tout ça...
Alors, je vais... par ici la monnaie »
Julien Doré
Les limites-2008








