16 février 2008

Mon cœur… !

Bientôt de retour… !

Non ! Ce n’est pas du réchauffé… j’y suis pas et je fais ce que je peux !
Et puis il est bien ce texte… et l’illustration… vous ne l’aviez jamais vu l’illustration !

5h00 du matin : elle se lève… déjà ?
Non fausse alerte, c’est juste pour aller aux toilettes. Faut dire que si elle ne buvait pas son ½ litre de tisane tous les soirs, ça n’arriverait pas ces envies nocturnes. Elle se recouche… encore un moment avant de commencer.
7h00 : Alarme du matin, ce coup-ci ça y est, ça va commencer. Une douche ! Petit-déj ’ ! oh ! non pas de café, tu exagères, après tu me reproches de m’exciter, d’aller trop vite… tu crois qu’elle m’écouterait ?
La journée commence ! Une heure devant l’écran… ses doigts courent sur le clavier… ça va, ça c’est calme comme activité.
Elle se lève, met en route la chaîne… musique à fond dans l’atelier, elle se met en mouvement, tout son corps bouge et qui doit suivre le rythme, hein ? Je vous le demande !
Téléphone !!!
Oh là, ce n’est pas une bonne nouvelle, elle s’énerve…La, doucement calme toi, je m’emballe moi ! Elle raccroche… s’écroule sur sa chaise… Respire, respire on va se calmer tous les deux… voilà du calme… pensées positives on peut redémarrer.
11h20 : il faut aller chercher les enfants, elle met ses bottes, son pod dans les oreilles et en avant marche… évidement avec ses grandes guibolles j’te raconte pas le rythme… enfin, ça fait du bien elle respire à plein poumon, on s’oxygène, on passe au rouge… elle est bien !
12h20 : elle mange !
Re- café… le deuxième de la journée… faudrait qu’elle arrête… elle se le dit tout le temps, mais elle dit aussi qu’on peut pas tout arrêter… elle a pas tord ! Si je m’arrête, elle meurt !
Je lui suis indispensable ! Prétentieux ! Moi ! pfffff !
L’après-midi s’écoule paisiblement… c’est le moment où elle aime faire des travaux de précision qui demandent du calme…
18h00 : La nuit commence à tomber… en général ça l’angoisse, ça l’oppresse, ses poumons se compriment et j’en subis les conséquences… elle décide de sortir, elle a des courses à faire.
Supermarché bondé, lumières artificielles, elle rencontre un tas de gens qu’elle connaît, elle papote, elle discute, elle rit… j’aime bien quand elle rit, ça donne des soubresauts !
21h00 : elle est près de lui… j’entend les vibrations de l’autre, on bat à l’unisson dans leurs poitrines… c’est bientôt le moment de se coucher… le repos va arriver… je ne suis pas mécontent… c’est un repos bien mérité !
Même si je ne peux jamais m’arrêter… je suis au ralenti, j’assure le service minimum…
J’aurais pu plus mal tomber. Je ne que suis son cœur après tout !!!

19 janvier 2008

Une ombre au tableau… !

Je me trouvais en face de mon écran… une toile était là, sous mes yeux… je tentais de la scruter… je reconnaissais bien l’utilisation des symboles… le fond, comme torturé, déchiré, déstructuré… le carré de ciel bleu, placé au centre vers le haut… la libellule dans le carré de ciel… mais quelque chose m’échappait.
D’ordinaire, j’aime bien que le tableau m’échappe… cette sensation que les choses réalisées ne m’appartiennent plus…c’est un moment que j’aime bien… ce moment où les images qui sont d'ordinaire dans ma tête apparaissent, se détachent pour aller vers les autres… mais là… comment dire… les éléments me semblaient à la fois familiers et lointains.
Ce format n’était pas dans mes habitudes et si les couleurs étaient celles qu’il m’arrivait d’utiliser, il y avait une maladresse, un manque de subtilité dans le graphisme qui me troublait… comme une dimension qui manquait à cet espace picturale.
Il arrive parfois, quand je n’ai pas vue depuis longtemps une de mes toiles d’y redécouvrir des sensations… sorties du contexte de l’atelier, je les redécouvrais avec un petit pincement au cœur… une pensée se rapprochant de « tiens ! C’est moi qui ai peint ça ? »
Mais là c’était différent…
Je regardais l’image jusqu'à me noyer dans mes souvenirs de travail solitaire dans l’atelier…
Mais là… rien !
Pourtant des images de mes toiles sur le web ce n’est pas ce qui manque… j’en ajoute quotidiennement… je cherche dans mes archives quelque chose de semblable…
Semblable, oui, j’en ai…mais identique non !
Il m’arrive de m’inspirer du travail d’un autre… mais là, c’est différent …
Comme si cette toile ce n’est pas moi qui l’avais peinte…
Oui c’est ça !
Ce n’est pas moi !
Mais alors qui ?
Serait-ce mon ombre ?
L’ombre de ma main….
L’ombre de mon…



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13 janvier 2008

"Mea culpa...!"

Mais pour qui tu te prends ?
Tu te crois au-dessus de tout le monde, mais ma p’auvre fille, t’es en dessous de tout !
Qu’elle c…… prétentieuse et snob !
Tu te crois drôle avec tes réflexions débiles, tu crois que c’est de l’humour ?
Cette façon que tu as de descendre les autres systématiquement, de les renvoyer dans les cordes … Tu crois que c’est en enfonçant les autres que tu vas remonter dans leurs estimes…
T’as encore des amis toi ?
Tout juste des relations qui par politesse, voir par gentillesse te laisse croire qu’il t’écoute, mais dans le fond ils n’en pensent pas moins… si ils approuvent c’est pour pas envenimer la situation… tu l’as rendu asse pourrie comme ça !
Et là, tu t’entends ?... Vas-y, étale ta culture… mais tu sais ce qu’on dit : « la culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale…. ! » et toi et ben t’as pas grand-chose sur ta tranche de pain….
Et cette tendance à la condescendance…. « Oui je comprends ! » oui je t’écoute… ! »
Tu parles Charles ! Tu ne comprends rien du tout, pas plus que tu n’écoute… c’est rassurent de voir les autres dans la m…. Ça te permet de dire qu’en définitive t’es pas si mal que ça dans ta vie !
Et elle est contente d’elle… regarde-la avec son sourire niais… du genre « j’suis la plus belle ! » « Je vais conquérir le monde… ! » et tu crois encore que quelqu’un est dupe ?
Et parano la fille avec ça… sois disant qu’il y en a qui lui veulent du mal….bla bla bla !
Si tu savais …. Et puis elle croit que tout le monde la connaît… elle se prend pour une vedette pour Carla aussi eut être ?
À force de chercher ta place, t’as oublié l’existence des autres…. Tu t’es créé ton petit univers tout petit… ton petit monde tout riquiqui !!!!
Non, mais on croit rêver !
Madame peint ! Madame écrit ! Madame a un Blog !
Madame se prend pour une artiste !
Elle joue l’excentrique avec ses bérets ridicules…
Mais regarde-toi en face…. Ah !.... Mais?.....
Mais c’est mon reflet ! Là dans le miroir… c’est moi !
C’est à moi que je parle ?

26 décembre 2007

Il est né le divin enfant… !

Confinés dans un espace réduit, attaché par un cordon, nous vivions alors au rythme des battements de son cœur…. C’était une vie très intérieure… douce… comme aquatique…
Je ne vivais que par elle … j’étais sa chair, elle était mon sang… elle était l’air de mes poumons!
Nous ne pouvions nous déplacer l’un sans l’autre tant nos mouvements étaient liés aux mouvements de son corps…
Ses peurs, ses larmes, ses rires, mes émotions mêmes étaient alors les siennes…
Je ne connaissais pas la faim ou la soif, le goût des choses passait à travers elle…
Les bruits du monde me parvenaient comme s’il avait fallu franchir des barrières de ouate avant d’arriver jusqu'à moi…je n’entendais clairement que le son de sa voix…
Un rythme de vie donné par l’alternance d’une abondante activité suivit d’un long moment de repos… une alternance de lumière douce suivie d’une totale obscurité…
Je me laissais porter ainsi durant des mois et des mois…
Pas besoin de nom, je n’existais pas vraiment … ou peut être un peu à travers elle… je ne savais pas alors qui j’étais, ce que je deviendrais sans elle… je ne posais pas encore de questions…
Mais l’espace autour de moi tendait à se réduire … on ne pourrait longtemps tenir ainsi l’un dans l’autre… il faudrait se résoudre à la séparation… mettre un terme à cette fusion charnelle… au milieu d’une nuit, le barrage se rompit… les eaux s’écoulèrent… s’ensuivit une douleur intense… un long et étroit couloir s'ouvrit devant moi, tout au bout on pouvait voir une intense lumière bleutée… la douleur s’amplifiait… elle revenait par intervalle régulier… elle, elle criait de plus en plus fort… les os de mon crâne se mirent à se chevaucher tels des plaques tectoniques… le couloir était étroit, si étroit et long si long…
Dans un dernier effort je me sentis comme expulsé, projeté…l’air pénétra dans mes poumons… je poussais un cri… le premier cri… je venais au monde…j’arrivais sur terre…

Le souffle chaud d’un bœuf réchauffait mon petit corps transi alors que veillait sur moi le doux regard d’un âne… mon père me donna un nom… Jésus ! Ma mère me murmura « bienvenu à toi fils de l’unique… ». Une étoile se mit à briller dans le ciel.
Qui aurait pu dire à ce moment là ce qu’il allait advenir de moi…

15 décembre 2007

Fidèle compagne… !


On s’est rencontré le jour où j’ai vu le jour pourtant elle existait bien avant que je sois née…
Toujours près de moi elle ne me quitte jamais…
Elle n’a pas de visage, elle est pourtant mon reflet ; reflet de mes angoisses, reflet de mes regrets… si j’en avais !
Elle est le champ de mes non dit, elle est le chant des sirènes… elle recueille, discrètes, mes larmes les plus secrètes, mais quand je l’apprivoise, quand je l’accepte et la veux bien, elle est une bien douce compagne nécessaire à certain…

Je la veux quand je travaille, quand je peins, quand je réfléchi, elle accompagne mes silences, supporte mes musiques et mes cris…
Si je la connais parmi la foule, jalouse et exclusive elle n’aime pas que l’on soit deux…
Douloureuse autrefois quand je la craignais… aujourd’hui je cours pour la rejoindre dans un rendez-vous quotidien…
Pourtant… pourtant elle ne m’est pas particulière, elle est près de chacun… ni raciste, ni sectaire, tu peux la fuir au bout du monde où que tu sois elle sera près de toi…
Amie ou ennemie…
La solitude!



17 novembre 2007

Rapport, surface !!!

Elles s’étendent devant moi me donnant le sentiment de la nécessité de mon intervention… !
Par où commencer ?

Inspirer, aspirer ! Je démarre ! Bruit sonore du moteur !
Je cours dans un sens, parcours dans l’autre, d’un bout à l’autre, de haut en bas. Je me malmène, je me démène, j’oblige tout mon corps à suivre le rythme imposé.

J’ai peu de temps pour opérer… elle est immense, d’autres m’attendent ailleurs !

Mettre en route la vapeur, s’occuper en attendant que ça chauffe…
Je projette puis je frotte ou caresse suivant l’ustensile choisi… plus tard je passerais au lissage à chaud, mais il ne faut pas que j’oublie de rendre aux surfaces vitreuses leurs transparences originelles…

Ouvrir, fermer, monter, descendre… si j’avais su je l’aurais choisi moins grande…

Mais quelle délicieuse sensation d’efficacité…

Ranger l’aspirateur, vider les seaux, rincer l’éponge, laisser refroidir le fer…

Ça y est, j’ai terminé, je peux enfin m’écrouler dans le canapé, le ménage est terminé…

Toutes les surfaces sont nettoyées !


et vous, que faites-vous le samedi matin???